Place des Martyrs : L’Angellerie et L’Anjouinière
Martyrs et victimes des guerres de Vendée par famille sur L'Angellerie et L'Anjouinière.
L'Angellerie
JACQUES BROCHARD 40A RV184 – 184- Bordier à l’Angellerie, tué à 40 ans par les Républicains au Chatelier de La Boissière-de-Montaigu, le 27 mars 1794. Registre Roger, folio 18. Né vers 1754, marié à Françoise Fontaine, il est à l’Angellerie en 1789-1791.
JACQUES L’AÎNÉ CHAUVET 59A RV100 – 100- Bordier à l’Angellerie, tué en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794, jour du Grand Massacre, à 59 ans. Registre Roger, folio 20. Né le 20 février 173, fils de Pierre Chauvet et Jeanne Proutière, il n’était pas marié.
MARGUERITE CHAUVET née MARCHAND 44A RV183 – 183- Femme de François Chauvet, bordier à l’Angellerie, tuée à 44 ans en ce lieu par les Républicains le 22 mars 1794. Registre Roger, folio 20. Née le 19 avril 1750, fille de René Marchand et Marguerite Piveteau, mariée le 19 août 1782 avec François Chauvet, veuf de Renée Rochelet.
MARIE GABORIAU née MENAND 48A RV196 – 196- Veuve de Charles Gaborieau, bordier à l’Angellerie, tuée à l’Angellerie par les Républicains le 14 avril 1794, à 50 ans. Registre Roger, folio 11. Il y a eu aussi un acte de notoriété en justice de Paix à Saint-Fulgent. Née à Bazoges le 8 février 1744, fille de René Menand et Françoise Racinoux, mariée le 9 mai 1769 avec Charles Gaborieau, veuve le 29 février 1784.
MATHURIN GODARD 46A RV086 – 86- Bordier à l’Angellerie, il serait mort à la suite des combats de Saint-Fulgent, le 10 janvier 1794. Registre Roger, folio 2. État des veuves de Vendéens, Archives de la Vendée, R 167, 1814. Né le 8 mai 1748, fils de Charles Godard et Catherine Rauturière, veuf de Françoise Guicheteau, remarié le 18 janvier 1769 à Marie Laporte. Le registre Roger ne donne aucune précision sur les circonstances de son décès ; d’après la date, il aurait pu être massacré. La demande de secours faite par sa veuve en 1814 porte qu’il a été tué au combat de Saint-Fulgent ; cependant, elle n’a pas été maintenue dans la liste définitive des veuves. Il est possible qu’elle se soit fait inscrire sans droit et que Mathurin Godard ait été blessé à ce combat.
LOUIS PIVETEAU 51A RV209 – 209- Journalier à l’Angellerie, tué dans son champ de la Limonière le 18 juin 1794, à 51 ans. Registre Roger, folio 4. Acte de notoriété pris en justice de Paix à Saint-Fulgent le 3 pluviôse an XIII. État des veuves, 1814, Archives de la Vendée, R 164. Né à Saint-Fulgent le 21 novembre 1743, fils d’Antoine Piveteau et Anne Gillion. Marié le 8 février 1774 à Marie Durand. Ils eurent 5 enfants nés à Chavagnes. En 1814, sa veuve l’a fait inscrire comme mort à la suite du combat de Saint-Fulgent, ce qui est évidemment inexact.
L'Anjouinière
HENRIETTE-ANNE BOISSON née JAGUENEAU 26A RV145 – 145- Veuve de Pierre Jean Boisson, tuée par les Républicains à l’Anjouinière le 23 février 1794. Registre Roger, folio 17. Née le 13 mai 1768, fille de Louis André Romain Jagueneau, notaire royal, et Marie Louise Coutand. Mariée à Chavagnes le 17 février 1789 à Pierre Jean Boisson de la Maison Neuve, notaire de Mouchamps et de Vendrennes, mort avant janvier 1793. Après son veuvage, elle était revenue habiter l’Anjouinière, chez son père. Elle avait deux enfants qui échappèrent tous deux au massacre : l’aîné, qui n’avait guère que 3 ans, fut emporté par les soldats républicains ; le second, Marie-Joseph, né posthume le 7 janvier 1793, fut sauvé par sa nourrice.
LOUIS-AUGUSTIN BOISSON (son fils) 1A RV173 – 173- Né à Chavagnes-en-Paillers le 18 avril 1792. Tué par les Républicains le 28 février 1794, à 1 an, fils de Pierre Jean Boisson, notaire, et Henriette Jagueneau.
MARIE-LOUISE BOURON née GOUST 36A RV149 – 149- Femme de Louis-Marie Bouron, notaire à Chavagnes, le Bourg, tuée à l’Anjouinière le 23 février 1794, avec sa fille, sa mère Marie-Anne Trastour, et ses deux sœurs. Registre Rogeri, folio 19. Née aux Essarts vers 1758, elle avait 36 ans.
EUGÉNIE-LOUISE BOURON (sa fille) 5A RV152 – 152- Tuée à l’Anjouinière par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 19. Née à Chavagnes le 8 novembre 1788, fille de Louis-Marie Bouron, notaire royal, et Marie-Louise Victoire Goust, elle a été tuée avec sa mère, elle avait 5 ans.
CATHERINE BRANCARD née HERBRETEAU 60A RV146 – 146- Femme de Pierre Brancard, laboureur à l’Anjouinière, tuée à 60 ans en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 11. Née le 12 mai 1736, fille de Pierre Herbreteau et Louise Herbreteau, mariée le 10 juillet 1764. Son mari cultivait la métairie du notaire Jagueneau.
ROSE-LOUISE BRANCARD née HERBRETEAU 48A RV147 – 147- Veuve de Louis Brancard de l’Anjouinière, tuée en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 11. Née le 30 août 1745, fille de Pierre Herbreteau et Louise Herbreteau. Mariée le 25 février 1767 avec Louis Brancard, six enfants nés à Chavagnes. Veuve en 1784. Ils étaient en communauté avec Pierre Brancard dans la métairie de l’Anjouinière.
MARIE-ANNE GOUST née TRASTOUR 56A RV148 – 148- Veuve de Nicolas Goust, des Essarts, tuée à l’Anjouinière le 23 février 1794. Registre Roger, folio 18. Après la mort de son mari, guillotiné à Fontenay le 25 novembre 1793 (état civil de Fontenay ; il avait été condamné à mort le 5 frimaire an II pour avoir fait partie de la municipalité établie). Toutes cinq périrent ensemble.
CLOTILDE GOUST 30A RV150 – 150- Des Essarts, tuée à l’Anjouinière par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 19. Née aux Essarts vers 1764, fille de Nicolas Goust, ancien greffier de la seigneurie des Essarts, puis greffier de la justice de Paix, et Marie Trastour. Après la mort de leur père, guillotiné à Fontenay le 25 novembre 1793, elle se réfugia sans doute avec sa mère et sa sœur Stéphanie, chez leur autre sœur, Madame Bouron. Du reste, leur frère Hippolyte paraît s’être établi comme chirurgien au Bourg de Chavagnes peu avant l’insurrection (voir état civil de Chavagnes, le 6 février 1793). Elles furent toutes massacrées en revenant de la messe dite à la Trottinière ce matin-là, dimanche de la quinquagésime.
STÉPHANIE GOUST 29A RV151 – 151- Des Essarts, tuée à l’Anjouinière avec ses deux sœurs et sa mère, le 23 février 1794. Registre Roger, folio 19. Née aux Essarts vers 1765, elle avait 29 ans.