Place des Martyrs : Le Chiron, Le Cormier
Martyrs et victimes des Guerres de Vendée par famille pour Le Chiron et Le Cormier
Le Chiron
FRANÇOIS CHARRIER 20 ans RV062 – 62- CHARRIER François, né à Chavagnes, le Chiron, le 17 juillet 1773, fils de Jean Charrier et Jeanne Moulineau. Mort à Savenay le 26 décembre 1793.
MATHURIN (PÈRE) CHARRIER 70 ans RV160 – 160- CHARRIER Mathurin, tué au Chiron le 23 février 1794, Né à Chavagnes le 29 octobre 1724, fils de Mathurin Charrier et Renée Guicheteau. Marié à Chavagnes le 13 février 1743 avec Marie Herbreteau. Il fut tué avec son épouse ; son fils Jean fut tué dans des circonstances non précisées.
MARIE CHARRIER son épouse née HERBRETEAU 67 ans RV161 – 161- HERBRETEAU Marie, 73 ans, épouse de Mathurin Charrier, tuée à 70 ans au Chiron le 23 février 1794. Née à Chavagnes le 14 octobre 1724, fille de Jean Herbreteau et Marguerite Audureau. Mariée à Chavagnes le 13 février 1743. Relevé du curé Bugeon.
JEAN CHARRIER son fils 34 ans RV218 – 218- CHARRIER Jean, le Chiron, tué par les Républicains le 29 août 1794. Registre Roger, folio 7. Né le 14 avril 1760, fils de Mathurin Charrier, laboureur au Chiron, et Marie Herbreteau, en communauté à la métairie du Chiron. Le registre Roger ne précise pas les circonstances du décès, au combat sans doute à 34 ans. Sa mère avait été tuée au Chiron le 23 février 1794.
LOUISE CHARRIER née BOLLETEAU 43 ans RV162 – 162- BOLLETEAU Louise, femme de Louis Charrier, tuée par les Républicains au Chiron le 23 février 1794. Registre Roger, folio 7. Née à la Brunière le 12 décembre 1751, fille de Pierre Bolleteau et Marie Herbreteau, mariée le 3 février 1779 à Louis Charrier, laboureur au Chiron. Elle fut tuée avec ses trois enfants. Voir le partage du 3 mars 1795, minutes de Bouron notaire, succession de Marie Charrier et de Louise Bolleteau (« massacrées par l’ennemi du trône et de l’autel avec leurs enfants »).
MARIE CHARRIER ses filles 12 ans RV163 – 163- CHARRIER Marie, du Chiron, tuée en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 7. Née au Chiron le 18 juin 1781, fille de Louis Rabreaud et Louise Bolleteau, elle fut tuée avec sa mère et ses deux sœurs. Elle avait 12 ans, le registre lui en donne 8.
LOUISE CHARRIER ses filles 6 ans RV164 – 164- CHARRIER Louise, du Chiron, tuée en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 7. Née au Chiron le 13 décembre 1788, fille de Louis Charrier et Louise Bolleteau, qui fut tuée avec sa fille. Elle avait 6 ans.
ROSE-FRANÇOISE CHARRIER ses filles 3 ans RV165 – 165- CHARRIER Rose, tuée au Chiron par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 7. Née au Chiron le 13 février 1791, fille de Louis Charrier et Louise Bolleteau. Rose Charrier avait 3 ans. Elle fut tuée avec sa mère, Louise Bolleteau, et ses deux sœurs, Louise et Marie ci-dessus.
MARIE RABREAUD née CHARRIER 50 ans RV166 – 166- CHARRIER Marie, femme de Jean Rabreaud, du Chiron, tuée en ce lieu par les Républicains le 23 février 1794. Registre Roger, folio 7. Née le 1er mars 1744, fille de Louis Charrier et Françoise Herbreteau. Mariée le 18 janvier 1769 à Jean Rabreaud de la Prévoisière, qui vit en communauté au Chiron. Comme pour Louise Bolleteau, voir la minute Bouron du 3 mars 1795. Son fils, Jean Rabreaud avait été tué avec elle.
JEAN RABREAUD son fils 9 ans RV167 – 167- RABREAUD Jean, fils de Jean Rabreaud, laboureur au Chiron, et de Marie Charrier, tué par les Républicains en ce lieu, le 23 février 1794, à 9 ans avec sa mère. Registre Roger, folio 7.
Le Cormier
ANTOINE BRACHET 57 ans RV201 – 201- BRACHET Antoine, assassiné par les Républicains au Cormier le 10 mai 1794, à 57 ans. Registre Roger, folio 6. Né à Chavagnes le 5 avril 1737, il était le fils d’Antoine Brachet et Marie Neveu. Il était probablement célibataire.
JEAN BOISSON 40 ans RV041 – 41- BOISSON Jean, bordier et arpenteur au Cormier mort Outre-Loire, à 40 ans. Archives de la Vendée, série Q, dossier relatif aux biens de la cure de Saint-Aubin-des-Ormeaux. Mort vers le temps du passage de la Loire par l’armée vendéenne en 1793 (arrêté du préfet le 15 mars 1819). Les événements de la guerre civile ont enlevé leur père en 1793 (arrêté du préfet le 1er avril 1820). Né à la Roche-Mauvin le 29 octobre 1747, fils de Louis Boisson et Marie Drapeau, marié le 9 février 1779 à Françoise Lucas, du Cormier ; morte au Cormier le 26 novembre 1820. Acquéreur des biens ecclésiastiques en 1791 (bénéfice des Rochelets) à Chavagnes, et bordier de la cure à Saint-Aubin-des-Ormeaux, c’est peut-être lui qui fut électeur à la Convention pour le canton de Saint-Fulgent en 1792. Cependant c’est lui encore (sans doute) le Boisson bordier que l’interrogatoire de Maurice Boucher, 26 juin 1793, désigne comme commandant de la 4e compagnie de la paroisse de Chavagnes.
MATHURIN GAYNEAU 79 ans RV171 – 171- GAYNEAU Mathurin, du Cormier, mort en ce lieu le 23 février 1794, jour du grand Massacre. Comptes de tutelle de ses petits-enfants, Joseph et Jacques-Mathurin Gilbert : minutes de Bouron, notaire à Chavagnes, 24 Fructidor an XI. Il était bordier au Cormier, né le 14 décembre 1715, fils de Mathurin Gayneau et Perrine Lucas, veuf de Perrine Moreau. Marié le 13 février 1747. La date de son décès autorise à penser qu’il a été victime du massacre.
JACQUES GUINEBAUD 60 ans RV202 – 202- GUINEBAUD Jacques, bordier et journalier au Cormier, tué en ce lieu par les Républicains le 15 mai 1794, à 60 ans. Registre Roger, folio 3. Né le 2 mars 1729, fils d’Alexandre Guinebaud et Marie Goillandeau, marié le 29 janvier 1758 à Jeanne Lucas.
PIERRE GUINEBAUD son fils 35 ans RV072 – 72- GUINEBAUD Pierre, maçon au Cormier, fusillé à Savenay le 26 décembre 1793. Archives de la Loire-Atlantique, registre de la commission Bignon. Né au Cormier le 30 novembre 1758, fils de Jacques Guinebaud et Jeanne Lucas. Marié le 29 janvier 1782 à Jeanne Lucas. L’abbé Augereau, qui fut curé du Boupère, nous a conservé quelques souvenirs sur le Cormier à cette époque, notamment l’histoire de Jeanne.
MARIE HERBRETEAU née GUINEBAUD 37 ans RV203 – 203- GUINEBAUD Marie, veuve de Jean Herbreteau, sabotier au Cormier ; tuée en ce lieu par les Républicains le 15 mai 1794. Registre Roger, folio 3. Née au Cormier le 14 février 1757, fille de Jean Guinebaud.
CHARLES HERBRETEAU 31 ans RV042 – 42- HERBRETEAU Charles, laboureur à la Bleure, disparu Outre-Loire, à 31 ans. Acte d’association de Pierre Herbreteau, père, avec les enfants de son second mariage le 28 mai 1795, Bouron notaire. « Passé en Bretagne avec l’armée catholique dite Grande-armée ou des chouans. » Sa part est réservée « au cas où il reviendrait au pays ». Né le 14 août 1762, non marié. Fils de Pierre Herbreteau et d’Anne Chatry.
MATHURIN LUCAS 59 ans RV208 – 208- LUCAS Mathurin, le Cormier, 59 ans, tué par les républicains au Cormier le 22 mai 1794. Né au Cormier le 19 mai 1736, fils de Jacques Lucas et Marie Vinet. Marié le 27 février 1775 à Louise Évelin. Relevé du curé Bugeon.
JEAN NEVEU 60 ans RV020 – 20- NEVEU Jean, tisserand et journalier au Cormier; pris à la seconde bataille de Luçon, juillet 1793, condamné au bagne, et mort au bout de quelques semaines, 60 ans. Archives de la Charente-Maritime.
MARIE NEVEU 17 ans RV155 – 155- NEVEU Marie, née au Cormier en 1777, tuée très probablement le 23 février 1794 à 17 ans. En 1786, elle est en communauté avec son père, au Cormier. Elle avait une sœur Marie-Anne, 15 ans, elle aussi disparue. « Je ne la retrouve pas ensuite », dit AdG mais JM la mentionne.
JEANNE RAMBAUD 15 ans RV170 – 170- RAMBAUD Jeanne, du Cormier, massacrée à 15 ans, dans un champ à 200 mètres au-dessus du village, probablement le 23 février 1794. Quand les Républicains arrivèrent dans le village, Jeanne s’enfuit, elle fut poursuivie et rattrapée par un soldat. Se voyant perdue, elle s’assoit sur un sillon, la tête sur ses genoux, son meurtrier a voulu la décapiter mais ses longs cheveux arrêtèrent le sabre, alors le Républicain lui planta son sabre dans la poitrine. Jeanne était née au Cormier le 2 janvier 1779, fille de Jean Rambaud et Jeanne Charrie; elle avait 15 ans. Jusqu’au remembrement de 1970, le champ où elle fut tuée portait le nom de « champ à Jeanne ».